Entre tradition et modernité : pourquoi protéger le sol en hiver ?
Le sol de la vigne n’est pas seulement un support : il est mémoire, promesse, allié de l’année future. L’hiver, il devient plus vulnérable. Les pluies, parfois diluviennes dans l’ouest audois, l’exposent à l’érosion ; le froid et l’humidité mettent à mal sa structure et sa vie microbienne. Protéger le sol, c’est maintenir sa fertilité, éviter les pertes de matières organiques, calmer la fuite de l’argile et du limon, et préserver la diversité qu’il abrite.
Ici, le climat du Razès, entre influences océanique et méditerranéenne, impose une vigilance accrue : précipitations abondantes, alternance de gels et de radoucissements. C’est à ce prix que la vigne, vigoureuse à la belle saison, s’enracine dans des terres encore vivantes au sortir de l’hiver.