Le printemps : renaissance et vigilance
Débourrement et premières pousses
Aux premiers radoucissements, la vigne s’éveille. C’est le débourrement, étape où les bourgeons percent l’écorce noire. Cette période, généralement courant mars, peut se révéler périlleuse : une gelée tardive suffirait à brûler les jeunes feuilles et anéantir des promesses de récolte. Le vignoble du Razès ne compte plus les “coups de froid” qui ont marqué les mémoires, telle la gelée du 20 avril 1991 qui avait réduit la récolte de moitié (source : archives INRA).
- Nouvelles menaces : Mildiou, oïdium, black-rot : dès avril, la pluviométrie du Razès (souvent entre 600 et 700 mm/an, selon Météo France) fait le lit de ces maladies cryptogamiques.
Ébourgeonnage et palissage
Quand la végétation prend de la force, les équipes s’activent pour l’ébourgeonnage : il s’agit de supprimer à la main les pousses inutiles pour concentrer les réserves de la souche sur les futurs fruits. Le palissage, lui, consiste à remonter et attacher les rameaux sur des fils de fer tendus, afin d’aérer la végétation et d’optimiser l’exposition au soleil.
- Gain : réduction des traitements phytosanitaires grâce à une meilleure aération.
- Importance : opérations manuelles, longues, qui font toujours la part belle à l’observation et à la décision sur le terrain.
Traitements et entretien du sol
Avant l’été, il faut protéger la vigne. La région favorise les traitements préventifs : soufre, cuivre (bouillie bordelaise), parfois tisanes de plantes en agriculture bio. Le sol, lui, bénéficie d’un passage d’interceps ou de griffes pour casser la croûte, tandis que certains producteurs s’essaient de plus en plus à l’enherbement contrôlé, une solution pour lutter contre l’érosion et améliorer la biodiversité.